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Léo Gausson
Peintures / Dessins
Léo Gausson, Maximilien Luce, Néo-impressionniste, Lagny-sur-Marne, artiste, peinture, exposition
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Léo Gausson
Léo Gausson naît le 14 février 1860 dans une famille de commerçants implantée à Lagny-sur-Marne. En 1874, il emménage à Paris afin d’y poursuivre des études commerciales qu’il abandonne rapidement. Autodidacte et d'une grande curiosité, il se forge une culture artistique originale. En 1886, il rencontre Maximilien Luce et Lucien Pissarro avec qui il adhère aux théories Néo-impressionnistes de George Seurat. Rigoureuse et contraignante cette technique semble rapidement le brider, il se tourne alors vers le mouvement synthétique de Paul Gauguin qui lui offrira la possibilité d'une expression plus en phase avec son tempérament. Il fréquente le milieu littéraire et symboliste, écrit un roman et rédige des poèmes.

Suite à des difficultés professionnelles et financières, il quitte la France en 1901 pour la Guinée Française comme employé aux affaires indigènes. De retour en France en 1909, il peint jusqu’en 1915 puis arrête toute activité artistique pour travailler à la censure cinématographique.
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Le Néo-impressionnisme

En 1886, l’exposition du tableau "Un dimanche Après-midi à l'Ile de la grande Jatte" de Georges Seurat fait figure de tableau-manifeste. C’est en s’appuyant sur une interprétation des lois scientifiques sur la couleur associée à une technique rigoureuse que Georges Seurat donne à son œuvre un caractère novateur en opposition avec les idées et les pratiques impressionnistes plus intuitives. Il initie une technique de peinture conduite par la différentiation organisée des couleurs et leurs répartitions recomposées sur la toile.

C’est le moment fondateur du groupe Néo-impressionniste et la rencontre de l’ensemble des protagonistes : Paul Signac, Camille Pissaro, Lucien Pissarro, Charles Angrand, Henri-Edmond Cross, Emile Cavallo-Péduzzi, Albert Dubois-Pillet, Maximilien Luce, Léo Gausson et Louis Hayet.
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1884-1886 / Découverte du Néo-impressionnisme

Pendant les années 1883-1884, Léo Gausson traverse une période où se mêlent Réalisme, Impressionnisme et Néo-impressionnisme. En 1884, âgé de 24 ans, il expose pour la première fois à la « Société des amis des arts de Reims » un portrait d’Antonio Cortès de facture très réaliste. L’année suivante, en 1886, sont échangées des lettres entre Maximilien Luce et Léo Gausson où sont évoquées la découverte du Néo-impressionnisme et les figures de l’avant-garde qui y sont rattachées. Pour l’heure, le temps est aux découvertes qui vont aboutir à l’œuvre d’un artiste encore inconnu, Georges Seurat, qui va enthousiasmer et porter la nouvelle génération en quête de nouveautés.
Dans le même temps, Léo Gausson participent au Salon officiel. Cette participation reste pour beaucoup d’artiste le seul moyen de reconnaissance et de revenus ; même décrié par les protagonistes de l’avant-garde le passage par le salon reste incontournable.
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La technique Néo-Impressionniste

C’est dans un contexte positiviste que le mouvement Néo-Impressionniste apparaît (principe selon lequel le progrès scientifique serait à-même de résoudre les problèmes de l'humanité). Il succède au mouvement impressionniste de nature plus romantique où l’émotion et la perception dominent. Fondés sur une technique rigoureuse ses principes sont puisés dans les recherches scientifiques de l’époque sur la forme et la couleur, l’ouvrage de référence étant : De la loi du « contraste simultané des couleurs » de Michel Eugène Chevreul (1786-1889) publié en 1839.

Ce système a pour but d'obtenir une classification rigoureuse des couleurs. Son cercle chromatique, outre la séparation entre couleurs primaires (rouge, jaune, bleu) et secondaires (orange, vert, violet), différencie les couleurs selon trois paramètres: teinte, clarté et saturation.

Il souligne l'effet particulier des couleurs complémentaires entre elles: deux couleurs complémentaires (rouge et vert, par exemple) l'une à côté de l'autre s'éclairent mutuellement. Ce système induit nécessairement une utilisation systématique des couleurs pures engageant obligatoirement le spectateur au mélange optique des couleurs.

Ce principe est l'un des fondements de la technique Néo-impressionniste mais il s’associe à d’autres contraintes : une composition structurée, une utilisation systématique du point ou de la touche, un travail préparatoire qui renoue avec la pratique d’atelier.

Au dix-neuvième siècle, outre le travail Michel-Eugène Chevreul, les expériences scientifiques sur la lumière et la couleur sont le sujet de nombreuses études ; parmi les scientifiques ayant travaillés sur le sujet nous pouvons noter Ogden Rood et Charles Blanc.
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La place des salons
Le Salon des Refusés

Les salons occupent une place incontournable dans le monde de l’art depuis le dix-huitième siècle. Ils sont un passage obligé pour tous les artistes désireux de vivre de leurs productions. Le renforcement du phénomène de démocratisation des activités artistiques va amener à une multiplication des artistes dans le courant du dix-neuvième siècle ce qui aura pour conséquence une saturation des lieux d’expositions et le début d’une autonomisation quant à la pratique d’exposition au regard des organisations officielles. « Le Salon des Refusés » de 1863 en est une des manifestations les plus emblématique et fut le seul coup d’essai d’une entité autonome avant le « Salon des Indépendants » de 1884 ; il regroupa environ huit cent exposants dont les représentants de l’impressionnisme.
Le salon des indépendants

La première manifestation du « Salon des Indépendants » date de mai - juin 1884 ; elle est la conséquence de l’exclusion d’un certain nombre d’artistes du « Salon Officiel » situé au « Palais de l’Industrie », due à la saturation des cimaises et à la demande exponentielle d’exposants : on comptait 2488 toiles exposées pour l’exposition de 1884 alors que le jury s’était montré cette année là plus sévère que les années précédentes.

Ce nouveau salon dénommé « Salon des Indépendants » émanation du « Groupe des Artistes indépendants » ( G.A.I. ) s’organise de façon extrêmement rapide. Il a lieu du 15 mai au 30 juin 1884 dans un baraquement des Tuileries entre le Pavillon de Flore et de Marsan. Le vernissage a lieu le 15 mai 1884. Il adopte la devise : « Sans jury ni Récompense ». Ce salon des refusés sera perçu comme une réplique du salon des refusés de 1863 des impressionnistes mais se gardera bien de s’appeler « refusés » et adoptera le nom « d’indépendants ». C’est à cette occasion que Georges Seurat rencontre pour la première fois Camille Pissarro et Paul Signac.

Suite à une organisation hasardeuse, une administration fantaisiste et des difficultés comptables, ce projet débouche sur une scission du groupe et dans la foulé la création le 11 juin 1884 de la « Société des artistes indépendants ». On trouve à l’origine du projet les noms de Seurat, Signac, Redon et Duboit-Pillet qui fut l’artisan principal des statuts de l’association.

Il est alors décidé d’organiser un deuxième « Salon des Indépendants » dès l’hiver 1884, soit six mois après la première initiative. Il ouvre ses portes le 10 décembre 1884 et a lieu au « Pavillon de la ville de Paris » au Champs Elysées. 139 artistes sont exposés dont Georges Seurat qui présente « Baignade à Anières » et Émile-Gustave Cavallo-Péduzzi.

En 1885, aucune exposition n’est organisée. La seconde exposition des Indépendants (car il semble acquis que la première n’est pas comptabilisée) a lieu en 1886 du 21 aout au 21 septembre. Elle se déroule rue des Tuileries, Bâtiment B, près du Pavillon de flore. Elle fait écho à la dernière exposition du groupe Impressionniste qui a eu lieu la même année quelques mois avant, ce qui permet à Georges Seurat d’exposer sa toile manifeste « Un dimanche Après-midi à l'Ile de la grande Jatte » aux deux manifestations.

Émile-Gustave Cavallo-Péduzzi participa à la naissance du « Salon des Indépendants » et il peut être considéré comme le trait d’union en entre le groupe des artistes indépendants et Maximilien Luce et Léo Gausson. Il leur permis une affiliation immédiate au nouveau groupe Néo-impressionniste.
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Galerie Laffitte / Gustave Kahn

Préface
Aquarelles et pastels de Léo Gausson
Exposition d’études peintes / Paris 1896

Voici une exposition particulièrement curieuse ; le peintre qui nous montre ici le résultat de ses dernières recherches est un solitaire, un isolé ; son art ne subit pas d’influences autres que celles de la nature et de son imagination propre. Léo Gausson est un intuitif, mais un intuitif raisonneur, idéologue. Il passa autrefois, lorsque vivait Seurat, par les phases diverses du Néo-impressionnisme ; il se rendit compte bientôt que le pointillisme, cette façon de peindre si excellente pour Seurat, si adéquate à tels grands rêves de fresques modernes qu’il rêva si inhérente à son esthétique personnelle, devait trahir des tempéraments, des intelligences, des organisations physiologiques différentes, opposés à celle du très-regretté et génial peintre. Gausson comprit aussi que Seurat avait emporté avec lui les secrets de son rêve et de sa technique. De plus les admirations de Gausson ne l’inclinent nullement à des imitations ; il sait se garder libre, c’est ce qui lui permet de profiter des belles qualités qu’affirmait le pointillisme. Il prit ces années-là, une routine plus intime, plus détaillé, plus rationnelle des phénomènes de couleur, du tissu ambiant, du tissu imaginaire quoique momentanément réel qu’affectent les robes du paysage. Il pénétra dans l’intimité des surfaces des choses et de cette période, datent de lui de charmant paysages d’une vision fine parfois atténuée, rêveuse toujours, des paysages d’une insinuante tendresse à tel point, que dans des expositions du groupe Néo-impressionniste, la dilection du sagace dilettante le choisit parmi tous les autres amis de Seurat......
Suite / After >
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Georges Seurat, lettre à Maurice Beaubourg 28 août 1890

Esthétique : L'art, c'est l'harmonie. L'harmonie, c'est l'analogie des contraires, l'analogie des semblables, de ton, de teinte, de ligne, considérés par la dominante et sous l'influence d'un éclairage en combinaisons gaies, calmes ou tristes.

Les contraires, ce sont pour le ton, un plus lumineux (clair) pour un plus sombre. Pour la teinte, les complémentaires, c'est à dire un certain rouge opposé à sa complémentaire, etc. Pour la ligne, celles faisant un angle droit. La gaieté du ton, c'est la dominante lumineuse de teinte, la dominante chaude de ligne, les lignes au dessus de l'horizontale. Le calme du ton, c'est l'égalité du sombre et du clair de teinte, du chaud et du froid, et l'horizontale pour la ligne. Le triste du ton, c'est la dominante sombre de teinte, la dominante froide, et de ligne, les directions abaissées.

TECHNIQUE : Etant admis les phénomènes de la durée de l'impression lumineuse sur la rétine, la synthèse s'impose comme résultante. Le moyen d'expression est le mélange optique des tons, des teintes (de localités de la couleur éclairante : soleil, lampe à gaz, à pétrole etc.), c'est à dire des lumières et de leurs réactions (ombres) suivant les lois du contraste, de la dégradation, de l'irradiation ».

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